dimanche 1 novembre 2020

L'allaitement, mon choix de poursuivre l'Or Blanc...

Allaiter, cette envie que j'ai toujours eu pour les filles, mais qui à chaque fois est tombée à l'eau... Avec Anna, j'ai fait face à une anémie sévère et à une fatigue extrême (il m'était impossible de marcher plus de 100m durant quasi 1 mois), et pour Andréa une sage femme mal formée, qui m'a annoncé dès le départ qu'il allait être difficile d'allaiter avec ma poitrine... Bref, deux bébés, deux envies d'allaiter qui sont tombées à l'eau.
Et pour Livia ?

 

La mise au sein de bébé.

Pour Livia, déterminée plus que jamais à allaiter, la première mise au sein est parfaite ! Livia a une forte succion, et tout est good pour elle. Pendant mon séjour à la maternité, je suis bien entourée, mais la mise au sein me fait extrêmement mal, et Livia me fait des crevasses, que je soigne du mieux que je peux. Entre les tranchées et les tétés douloureuses, je sers les dents, et mes larmes coulent... Mais je tiens bon ! Beaucoup d’entre vous sur "Instagram" et "Facebook" me disent que ce sont les premiers jours les plus durs. Et puis c'est si beau d'allaiter, de nourrir son enfant...

 

Mes difficultés rencontrés :

Comme expliqué dans mes stories, j'ai une poitrine lisse, et pas de téton pour une bonne prise en bouche de bébé. Les premiers jours nous arrivions à faire sans bout de sein, car j'avais pour m'y aider une petite ventouse qui permet avant de mettre bébé au sein de former un bout de sein (voici le lien il s'agit du Latch Assist de chez Lansinoh), puis au 3ème jour, ma poitrine étant tellement tendue, je n'ai plus eu d'autre choix que de mettre les bouts de sein en silicone, la prise au sein étant devenue impossible sans ! (attention si vous devez avoir recours au bout silicone, veillez à avoir la bonne taille et idéalement il faut que cette option reste provisoire)


L'allaitement à la maison :

Nous sommes donc sortis le vendredi 16 octobre de la maternité. Une tété avant de partir de la maternité (toujours en serrant les dentsmais avec bonheur de pouvoir allaiter ma 3ème poupée) et nous voilà partis pour notre nouvelle vie à 5 à la maison, avec Anna (5 ans) et Andréa (18 mois).

Les filles rencontrent leur petite sœur, un vrai bonheur !
Puis vient la mise au sein, que je commençais à redouter avec ma poitrine meurtrie par les crevasses. (malgré les conseils, de mettre mon lait en cataplasme sur mes crevasses, etc... rien n'y faisait, même les changements de position de bébé pour la tété)
Anna intriguée par la mise au sein, je garde ma douleur pour moi, même si je sers les dents et me met à gémir tellement j'ai mal ! J'explique à Anna que c'est temporaire, que c'est normal et que ça ira mieux dans quelques jours.

Les heures passent, les tétés s'intensifient et moi je souffre, je souffre de douleur, de fatigue, et de frustration.
Vous allez me dire "Frustration ?" : Et oui, frustrée de ne pas avoir une minute pour mes filles Anna et Andréa, frustrée de ne pas pouvoir m'en occuper, d’être exclusive à Livia et cela se fait vite ressentir avec les filles de part leur comportement.

Samedi se passe, et moi j'ai de plus en plus mal,  je craque d'épuisement, de douleur et de fatigue, 5 jours intensifs sur le plan émotionnel, physique et moral.
Chaque mise au sein devient une anxiété pour moi, je ne me retrouve plus dans ce que je veux apporter à ma famille, à mes 3 enfants, car oui Livia est un nouveau né et a besoin plus que jamais de sa mère, mais avec cet allaitement elle ne dépend que de MOI et personne d'autre et mes deux autres puces sont délaissées par maman et ça me fend le cœur.


Mon choix de poursuivre cet allaitement :

Durant la sieste d'Andréa,  je me mets à cogiter avec Livia au sein, et je me dis que se sera au dessus de mes forces de subir cette douleur à chaque mise au sein, que les bouts de seins sont contraignants, que je veux avoir du temps pour toutes mes filles. Que si demain je veux passer une matinée avec Anna seule ou avec Andréa, Murphy ne pourra pas me relayer.
Bref, je me liste MES points positifs et négatifs quand à cet allaitement.

Je me rends compte du travail que c'est de devoir allaiter, et je me dit que toutes ces femmes qui ont un, deux ou trois enfants et plus et qui allaitent en ayant parfois traversé des périodes difficiles dans leur allaitement et qui y sont toujours actuellement au bout de 3, 6, 9, 12 mois et plus, je vous dis BRAVO ! 
Bravo à vous de cet investissement personnel, car oui c'est un vrai investissement personnel pour se dédier à son enfant pour lui offrir l'Or Blanc, que seule la maman peut offrir.

J'en parle donc à Murphy, lui explique et il finit par me dire qu'il pense comme moi mais qu'il ne voulait pas interférer dans mes choix, que la décision devait être mienne sans aucune influence de qui que ce soit ! Et puis j'ai eu Audrey, de l’agence happymumandbaby, à qui j'explique la situation. On parle beaucoup et elle m’explique donc comment arrêter au mieux l'allaitement qui tombe pour moi en pleine montée de lait et pic de croissance de bébé ! Elle m'informe qu'il faut que je fasse par alternance, lait maternel et biberon, pour m'éviter de souffrir encore plus, et éviter les engorgements, etc... Je prends donc note de ses précieux conseils.
POUR INFO, l’alternance Lait maternel et Lait infantile, c'est surtout pour moi, pour ne pas souffrir du pic de croissance. Pour Livia, à quelques jours de vie, cela n'a pas d'importance.

Murphy achète donc du lait, nous prenons le même que nous avions pour Andréa car nous n'avions eu aucun souci avec. Nous prenons le GUIGOZ OPTI PRO. 

Je lui donne son biberon et je me mets à pleurer, à pleurer non pas de tristesse mais de soulagement. Peu importe le lait que je donne à mon enfant, que ce soit mon Or Blanc (qui en effet est de loin le meilleur pour bébé) ou le lait infantile, nourrir mon enfant avec amour et sérénité c'est cela qui compte pour moi.

Je ne culpabilise pas que cet allaitement ce soit arrêté, c'était bien trop compliqué pour moi, et cela allait empiéter sur notre vie de famille et dégrader les relations que j'ai avec mes enfants, mais aussi mon mari. Je connais mes limites de fatigue mentale et physique, et continuer l'allaitement allait nous nuire à tous. J'aurai donc eu 5 jours d'allaitement, 5 jours que je ne regrette pas, et pas de sentiments de culpabilité non plus d'avoir arrêté. Je sais où je vais, ce que je veux pour NOUS et je veux être sereine pour m'occuper de tout le monde et de moi même.

Aujourd'hui, NOUS donnons le biberon à LIVIA, j'ai retrouvé de la sérénité, Andréa me rejette beaucoup moins, j'ai même de nouveau droit à des bisous de sa part, Anna est elle assez fragilisée de la situation et ne trouve pas sa place, elle est dans la confrontation constante, nous allons donc revoir notre façon d'être avec elle pour lui apporter de l'attention de qualité.
Murphy m'aide pour les nuits, et je compte bien en profiter encore 15 jours pour me reposer et reprendre des forces, avant le retour du train train quotidien.

Livia a pris un rythme qui nous permet à chacun de profiter, de ranger, de faire à manger, de se laver, jouer avec les filles, bref nous avons trouvé notre équilibre ensemble pour cette nouvelle vie à 5.

Allaiter n'est pas chose facile, il y en a pour qui cela roule comme sur des roulettes, d'autres qui auront plus de persévérance, d'autres qui devront abandonner pour leurs raisons qui leurs sont propres et chaque choix est respectable. Alors à toi qui est ici pour lire mon expérience, sache que le choix que tu prendras sera le meilleur, pour TOI et TON bébé, personne ne doit te dicter la meilleure chose à faire.

A la visite des 10 jours de Livia, la sage femme me demande si j'ai continué l'allaitement, je lui explique donc en détail mon expérience, elle me regarde et me dit "Mais quel courage d'avoir arrêté l'allaitement en pleine monté de lait !". En effet c'est vraiment pas simple, surtout que clairement j'avais trop mal à la poitrine de par les crevasses, et que du coup je n'ai absolument pas alterné les biberons et l'allaitement, j'ai donné que des bibis, alors OUI, j'ai souffert, durant au total 12 jours, une poitrine énorme et douloureuse, avec mes mamelons meurtris, j'avais comme des sensations d'aiguilles et de coups de courant, c'était insupportable, en plus de montées de lait de dingue... J'ai géré, du mieux que je pouvais, j'ai vidé ma poitrine sans la stimuler en prenant un verre d'eau chaude, puis je le mettais au contact de mes mamelons, c'est magique le lait sort tout seul, sans pour le coup stimuler la lactation. (Parfait comme technique même si vous allaitez, et que vos poitrine sont trop tendues, ça évite les engorgements, pour info je le faisais matin, midi et soir)

Je n'avais pas à me justifier de mon choix, mais je me suis surtout dit que mon témoignage pourrait aider, aider à déculpabiliser celles qui ont dû faire LE choix de stopper leur allaitement pour X raisons ou que même celles qui font le choix de ne pas allaiter ont fait le meilleur choix à partir du moment où il leur convient. Alors voilà, je vous ai ouvert un peu de mon intimité, pour peut-être en aider certaines qui se sentent seules face à cette expérience. Car allaiter n'est finalement pas vraiment inné, c'est un combat de chaque jour, il faut voir cela au jour le jour, comme me l'a indiqué une sage femme de la maternité que je ne remercierai jamais assez d'avoir pris du temps pour moi lors de mon séjour : Marion si tu passes par là, un immense Merci !

Je vous souhaite une belle aventure lactée pour celles qui allaitent, ou celles qui allaiterons, et pour les mamans qui prendront la route du biberon, nous donnons tout autant d'amour à nos enfants, donc ne culpabilisez pas ! Il vaut mieux un bébé qui a un biberon avec une maman sereine, qu'un bébé au sein avec une maman stressée, inquiète, ou qui souffre ! Bébé le ressentira et nous le savons, les bébés sont des éponges, alors prenez le choix qui vous convient, et prenez soin de vous et de vos bébés.


Au plaisir d'avoir partagé mon expérience.


Bise les filles...




5 commentaires:

  1. Bonjour et merci �� pour cet article. Même expérience ici pour l allaitement ( poitrine lisse, bout de sein etc) pour ma 1ère je voulais absolument allaiter... j ai tenue 1 mois dans la douleur et les larmes. Ce fût un échec pour moi. Alors à 2 mon ème je me.suis dit aller mieux préparé et je sais ce que c'est maintenant, on va y arriver. Mais pareil j ai tenue 1 mois et 1 sem ( j y tiens à une semaine de plus comme pour me convaincre que j ai fait mieux). J ai arrêté car c etait trop douloureux ( crevasse mastite etc... du sang coulait de mes seins) j ai alterné au départ en tirant mon lait et puis la fatigue avec une ainée à s occuper ont fait que j ai arrêté. Ça n a pas été facile ce 2 ème échec mais avec le temps ça va mieux. Merci d en parler. Comme je dis svt à mes copines j ai préféré accouché que allaité ( 2 bébés express ^^)

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  2. Bonjour, oh comme je me reçoit il y a 1 an. Je voulais absolument allaiter aussi. Je suis admirative de toute c'est femme qui y arrive. J'ai tenu bon. J'ai tenu 2 mois.w miss c'était trop pour moi. 2 mois où je vivais au rythme des téter sans aucune place pour le reste de ma famille.2 mois où j'ai pleurer de fatigue et de ne pas pouvoir m'occuper de mon autre fils. Puis j'ai décidé de faire l'allaitement mixte pour ne pas culpabiliser. Puis donné le biberon me soulagé aussi au fur et a mesure j'ai arrêté l'allaitement. Cela a durer 15j en allaitement mixte. Et là j'ai revis et j'ai arrêté de culpabiliser car je me sentais bcq mieux. Moins fatiguée j'avais du temps pour ma famille j'avais du temps pour moi. Qu'elle beau parcours.
    Tu as allaiter 5j mais durant c'est 5j tu lui a donné le meilleur. 😊

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  3. Article magnifique ! Malheureusement, il y aura toujours des personnes qui jugerons... Après des debit difficile de mon côté, hémorragie de la délivrance après l'accouchement et donc pas d'allaitement, alors que c'était mon souhait le plus cher pour mon fils (1er enfant). Après 2 jours d'antibiotiques et de tirage de lait pour stimuler la montée de lait, j'en enfin pu allaiter mon fils avec énormément de difficultés : fatigue extrême, mamelons plats et équipé de sage femme pas présente... L'équipe de nuit est arrivée et à clairement sauvée mon allaitement, mise au sein avec des bouts de sein et l'aventure lactée commençait pour nous. Bébé à 6 semaines et tout se passe pour le mieux avec un sevrage des bouts de sein à 3 semaines. Chacune à son parcours et quoi qu'il arrive, il est remarquable. Effectivement, l'allaitement n'est pas inné et loin d'être chose facile, l'entourage est le plus souvent encouragent mais ne s'imagine pas l'énergie qu'il faut donner... Belle aventure à toutes avec ou sans allaitement.

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  4. C est mieux d arrêter quand ca na va pas et il vaut mieux un biberon donner avec amour que le sein a contre cœur. L allaitement n est pas chose facile et puis le principal étant que bébé soit nourri et que la maman se sente bien. Une maman qui allaite son deuxième depuis 2 ans et demi 😂

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  5. Quand je lis ton article je revis mes deux accouchements
    pour mes deux filles j'ai essayé d'allaité.
    Pour ma première j'ai tenu 7 jours mais la monté de lait n'arrivé pas.
    Pour ma deuxième j'ai donné pendant 3 jours, j'ai vu que ça venait pas, c'était douloureux.
    Et quel soulagement quand j'ai donné le bibron pour les deux c'était que du bonheur!
    si un jour j'aurai un troisième enfant je donnerai direct le bibron.
    Mais il y aura pas de troisième...
    La phrase que tu as mis "Il vaut mieux un bébé qui a un biberon avec une maman sereine, qu'un bébé au sein avec une maman stressée, inquiète, ou qui souffre !" c'est la même phrase qu'une amie ma dit pour ma première fille et pourtant elle est pro allaitement.
    Car c'est très dure d'arrêté d'allaité quand on c'est mis cette idée en tête et surtout quand on est dans une maternité où tu rencontre que des sage femme pro allaitement...
    Pauline

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